CARE-EDOMSERVICES est une Association  de services à la personne, loi 1901 à but non lucratif  avec la Déclaration n°SAP798056081 délivré par le Préfet des Yvelines. Le siège de l’association est situé à Sartrouville. 

La mission que s’est fixée l’association consiste en l’accompagnement et l’assistance dans les tâches du quotidien des personnes âgées ou handicapées, ainsi que des personnes malades ou en difficulté passagère, et de faire en sorte que leurs liens sociaux ne soient pas coupés par l’isolement, la maladie ou le grand âge. Les tâches des aides à domicile ne se réduisent pas à de simples activités de ménage, mais comportent une importante dimension relationnelle. 

 

L’Association intervient la journée avec un minimum de deux heures, la nuit, 24h sur 24, 7j/7 régulièrement ou ponctuellement en service prestataire et emploi direct entre particulier employeur et salarié.

 

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22 millions $ pour valoriser l'aide à domicile

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PATRICIA CLOUTIER
Le Soleil

 

(Québec) Le gouvernement libéral veut que les aînés aient plus facilement accès à de l'aide à domicile pour faire le ménage, le lavage, les courses, et même pour leur donner un bain ou les faire manger.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, était de passage à Lévis mercredi pour annoncer un investissement de 22 millions $ dans le Réseau des entreprises d'économie sociale en aide à domicile (EESAD). «On le sait, la condition pour rester à la maison, c'est d'avoir de l'aide», a lancé le ministre.

Le gouvernement aidera donc les usagers à se payer ce type de soins, en rehaussant la partie qu'il défraie, qui varie selon les revenus de la personne âgée. Selon le ministre, cette mesure permettra que 600 000 heures supplémentaires de services soient donnés à domicile.

L'argent servira également à aider ces petites entreprises de service à se bâtir de meilleurs plans d'affaires et à offrir de la formation pour les préposés à domicile.

Uniformiser les services

Ces travailleurs, qui n'ont pas nécessairement en poche un diplôme de préposé aux bénéficiaires, auront droit d'ici 2020 à une formation de 125 heures, qui leur enseignera notamment comment donner un bain de façon sécuritaire. Le but est d'uniformiser la qualité de service de la centaine d'EESAD qui existe au Québec.

Au départ, ces entreprises offraient seulement des services de ménage, de courses ou d'autres travaux pour aider les personnes dans le besoin. Mais depuis une dizaine d'années, la demande pour des soins personnels augmente.

«C'est une annonce qui n'est pas une surprise, mais qui concrétise les efforts qu'on fait depuis plusieurs années», souligne J. Benoit Caron, directeur général du réseau des EESAD.

Le ministre Barrette s'est donné comme mission de favoriser l'aide et les soins à domicile, mais il a de nouveau déploré mercredi l'absence du gouvernement fédéral, de qui il attend des fonds dans ce domaine.

 

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#Dépendance : les propositions des candidats à la présidentielle

 | Le Monde.fr

« Care of the elderly is a yardstick of a civilised society », dit un proverbe anglais, ce qui signifie « on mesure le degré de civilisation d’une société à la façon dont elle traite ses aînés. » L’inévitable augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes, conséquence du vieillissement de la population française, constitue un défi pour notre modèle social, déjà ébranlé par la crise. Dans un rapport publié en octobre intitulé « Quelles politiques publiques pour la dépendance ? », le Conseil d’analyse économique (CAE) dresse un état des lieux inquiétant. L’estimation du nombre de personnes de plus de 60 ans en situation de perte d’autonomie varie de 1,24 million, si l’on se réfère au nombre de bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), jusqu’à 3,3 millions selon une mesure épidémiologique. Un chiffre qui pourrait augmenter de 500 000 personnes d’ici à 2030. « Le coût engendré par la dépendance pour les soins, l’hébergement et l’aide informelle des familles se situe entre 41 milliards et 45 milliards d’euros par an, dont 23,5 milliards, soit un peu plus d’un point de PIB, relèvent de la dépense publique », rappellent les auteurs de l’étude. Compte tenu des évolutions démographiques, ce coût devrait augmenter de 0,3 % à 0,7 % point de PIB d’ici à 2040.

Des progrès insuffisants

Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la loi pour l’adaptation de la société au vieillissement comporte des avancées significatives : Portée par Michèle Delaunay, ministre déléguée aux personnes âgées dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, puis par Laurence Rossignol, celle-ci a permis de réévaluer le montant de l’APA à domicile. Depuis le 1er janvier 2017, la loi a aussi instauré un statut de « proche aidant » qui repose sur un « droit au répit » et un congé non rémunéré.

Mais ces progrès, aussi louables soient-ils, restent insuffisants pour répondre aux enjeux. Le neuvième baromètre de l’Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp), publié en partenariat avec Franceinfo et Le Monde, montre que les Français en sont de plus en plus conscients. Comment pourrait-il en être autrement, quand la moitié d’entre eux ont déjà dû faire face à la perte d’autonomie d’un membre de leur famille ? Qu’expriment les sondés ? La plupart plébiscitent le maintien à domicile des personnes dépendantes, mais un sur deux estime que la famille ne pourra pas l’assumer. Quant au placement dans un établissement spécialisé, dont le coût dépasse largement le montant moyen des retraites, il reste hors de portée de la plupart de nos concitoyens.

 | Le Monde.fr

Sur la question centrale du financement, un consensus se dessine. Profondément attachés au principe de solidarité nationale, mais conscients que les finances de l’Etat sont en berne, les deux tiers des Français sont favorables à une solution hybride : un socle public complété par des assurances. Mais quelles formes doivent-elles prendre ? Les assurances privées, qui trient les assurés en fonction de leur profil de risque, peinent à convaincre. Pour la professeure Françoise Forette, spécialiste en gériatrie, l’assurance dépendance doit être obligatoire et publique dès le premier salaire, les assurances privées pouvant intervenir à titre complémentaire. « C’est la seule façon de mutualiser les risques, insiste-t-elle. Dans la mesure où 8 % seulement des plus de 60 ans deviennent dépendants, cela ne représente qu’une cotisation de quelques dizaines d’euros par mois pour chaque salarié, c’est supportable ! » Une vision partagée par Jean-Manuel Kupiec, directeur général adjoint de l’Ocirp, qui précise : « Compte tenu des difficultés rencontrées par les jeunes, il est difficile de leur demander des cotisations supplémentaires. Chacun devrait commencer à cotiser à partir de 40 ou 50 ans. »

Pour la première fois, nous avons demandé aux principaux candidats à l’élection présidentielle de nous livrer leurs propositions au sujet de la prise en charge de la dépendance. Presque tous ont joué le jeu. Ni Manuel Valls ni Emmanuel ­Macron n’ont répondu à nos questions. Ce dernier ne dévoilera son programme que dans plusieurs semaines.

 | Le Monde.fr

JEAN-LUC MÉLENCHON : CRÉER 50 000 PLACES EN EHPAD

Pour La France insoumise, augmenter les plafonds d’aide de l’APA va dans le bon sens, mais reste très « cosmétique » au regard des enjeux que représente la dépendance des personnes âgées. « Il faut aller vers un service public du soin dans lequel la prise en charge de la dépendance aura toute sa place », explique Charlotte Girard, coresponsable du programme de La France insoumise. Et de poursuivre : « Nous proposons de développer un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles en créant 10 000 places par an en Ehpad pendant cinq ans, soit 50 000 places pendant le mandat. » Le programme défendu par M. Mélenchon prévoit de réduire le reste à charge de 500 euros par mois pour les personnes en établissement et d’augmenter de 50 % le montant de l’APA pour ceux qui restent à domicile. A cela s’ajoute la formation du personnel nécessaire, soit au moins 100 000 personnes. Et du côté du financement ? Les pistes de l’impôt et de la cotisation sont privilégiées. Plutôt qu’une journée de solidarité nationale, Jean-Luc Mélenchon préfère une « journée de solidarité des riches ». Pas question d’une prise en charge de la dépendance par des organismes privés qui vont inéluctablement faire payer plus cher et sélectionner les meilleurs services pour les privilégiés. Donc, à l’évidence, pas d’incitation fiscale pour favoriser les assurances privées. « Ce sera la Sécurité sociale intégrale », promet-il.

BENOÎT HAMON : RÉGULER L’OFFRE D’ACCUEIL POUR DES TARIFS ACCESSIBLES À TOUS

Benoît Hamon veut « consacrer l’argent public à construire des Ehpad modernes, à recruter des personnels soignants, à mieux les rémunérer et les former ». Constatant le niveau très inégal des soins et l’insuffisante de l’offre dans ces établissements, il fait une priorité de la création de nouvelles places d’accueil « à des tarifs maîtrisés et accessibles à tous »Réguler l’offre doit permettre de diminuer le reste à charge payé par les familles, estime-t-il. M. Hamon se démarque aussi par l’importance qu’il accorde à la prévention. Il veut faire une priorité de la pratique du sport et des activités physiques. « Cela peut améliorer la qualité de vie des personnes âgées et maintenir leur autonomie. Je propose le remboursement par l’Assurance-maladie de ces activités physiques adaptées lorsqu’elles sont prescrites par un médecin pour une personne souffrant d’une maladie chronique », ­déclare-t-il. Concernant le financement de la dépendance, M. Hamon veut faire entrer cette problématique dans le cadre général du revenu universel d’existence (RUE), pierre angulaire de son programme. « Je crois qu’il faut aller au bout de la logique d’universalisation de notre protection sociale, dit-il. Chacun doit pouvoir être aidé indépendamment de son statut social. » M. Hamon se dit opposé à l’idée de créer une journée de solidarité pour financer la dépendance. Il n’écarte pas totalement les assurances privées, « qui pourraient venir compléter utilement les aides publiques », mais n’envisage pas pour autant d’incitations fiscales. Sa préférence va à l’intégration obligatoire d’une assurance dépendance dans les complémentaires santé et prévoyance, comme le font certaines mutuelles.

MANUEL VALLS : FAIRE PLUS POUR L’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES

La dépendance des personnes âgées ne semble pas faire partie des priorités de Manuel Valls, qui n’a pas répondu à notre questionnaire. Son programme n’en parle quasiment pas. A ce stade, M. Valls n’a pas encore formulé de proposition concrète sur le vieillissement. Dans la partie consacrée à la santé, il s’engage néanmoins à « faire plus pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap », mais cette annonce n’est pas étayée. C’est d’autant plus surprenant que le gouvernement qu’il dirigeait avait fait une priorité de la lutte contre le handicap, un sujet connexe. M. Valls promet aussi de revaloriser les petites retraites, ce qui aurait un impact sur le reste à charge des personnes dépendantes les plus modestes. Autre piste, il veut doubler le budget de la prévention santé. S’il est opposé au revenu universel d’existence (RUE), cher à Benoît Hamon, M. Valls voudrait fusionner tous les minima sociaux pour créer un « revenu décent » pour tous, « attribué sous conditions de ressources, à toute personne âgée de plus de 18 ans et résidant régulièrement sur le territoire national »« Il permettra de remettre de l’ordre dans les outils de la solidarité nationale, de les rendre plus lisibles et équitables », dit-il. Les aides à la dépendance seraient-elles englobées dans cette enveloppe ? C’est probable, mais il est encore trop tôt pour l’affirmer…

FRANÇOIS FILLON : ENCOURAGER L’ASSURANCE PRIVÉE INDIVIDUELLE

Le groupe de travail de François Fillon n’a pas terminé de peaufiner son programme sur la question des mesures pour prendre en compte le vieillissement de la population française. Toujours est-il qu’une position de principe est adoptée. Ne pas aggraver les déficits publics, et donc ne pas créer un cinquième risque ou une cinquième branche financé par l’impôt ou des cotisations supplémentaires. La couverture individuelle serait encouragée par l’octroi d’un coup de pouce fiscal sous forme de dégrèvement. On se souvient que Nicolas Sarkozy, alors que François Fillon était premier ministre, avait promis la mise en place d’une « nouvelle dimension à notre pacte social ». Dans son discours du 8 février 2011 au Conseil économique, social et environnemental (CESE), M. Sarkozy affirmait que « pour la prise en charge de la dépendance, il nous faut inventer autre chose que le modèle traditionnel de couvertures de risques par la Sécurité sociale ». Et d’ajouter : « Quelle que soit la couverture de ce risque, quel que soit le mode de financement, je souhaite qu’elle obéisse aux principes d’universalité et de paritarisme qui gouvernent les quatre branches de la Sécurité sociale. » Alors, place à un partenariat public-privé ? Un rôle accru des assureurs privés ? Des mutuelles et institutions de prévoyance ? La question reste ouverte… On devrait en savoir davantage dans les prochains jours.

NICOLAS DUPONT-AIGNAN : UN BUDGET DE 5 MILLIARDS D’EUROS

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement n’est pas suffisante. Tel est le constat de Nicolas Dupont, qui poursuit : « Il me paraît nécessaire de prévoir 5 milliards d’euros supplémentaires au cours du prochain quinquennat. » Pour les financer, Debout la France envisage de récupérer 2 milliards d’euros en faisant des économies sur les trois millions de journées d’hospitalisation des personnes âgées, jugées souvent inutiles. Et 3 milliards d’euros en luttant contre les fraudes sociales et fiscales. Par ailleurs, M. Dupont-Aignan estime qu’il faut mettre davantage l’accent sur la formation de professionnels de santé et des services à la personne, l’adaptation de l’habitat et des structures d’accueil. Egalement au programme : valoriser les aidants, mieux organiser l’aide à domicile pour la favoriser et doter de davantage de personnel les Ehpad… Le maire de Yerres veut aussi soutenir davantage les aidants familiaux pour éviter qu’ils arrêtent de travailler. Il propose de mettre en place pour eux des formations prises dans le cadre d’un congé individuel de formation (CIF) ou d’un compte personnel de formation (CPF). Pour favoriser l’essor de la « silver économie », Debout la France mettra en place un fonds national pour l’innovation orienté vers l’éducation thérapeutique et les actions de prévention.

MARINE LE PEN : DOTER LA SÉCURITÉ SOCIALE D’UNE CINQUIÈME BRANCHE

Pour Marine Le Pen, la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement ne va pas assez loin. En particulier parce que ce dispositif ne permet pas de résorber les inégalités sociales face à la perte d’autonomie des personnes âgées. Elle entend, d’une part, développer les politiques de prévention en amont, mais aussi accélérer la mise en conformité des bâtiments qui reçoivent du public aux normes d’accessibilité. Elle veut maintenir le lien social de ceux qui sont isolés en développant les missions de services civiques par l’intermédiaire des associations locales. Mais la mesure phare qu’elle souhaite prendre au cours de son mandat est la création d’un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance et au handicap pour que tous les Français puissent être pris en charge sans considération financière. Contrairement à François Fillon, la candidate frontiste déclare être opposée à la promotion d’assurances privées en la matière, même labellisées. Ce serait, dit-elle, « s’adresser seulement aux Français les plus favorisés, sans oublier que les incitations fiscales n’ont aucun caractère contraignant ». Côté financement, pas de recours à une journée de solidarité non rémunérée, jugée indécente au regard des plus de 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour financer, poursuit-elle, « il faut lutter contre la fraude, mieux gérer le système de protection sociale, imposer un délai de carence pour l’accès aux soins des étrangers en situation régulière ». Afin de soutenir les aidants, Marine Le Pen envisage l’octroi d’un trimestre de retraite pour cinq trimestres consacrés à l’aide d’un proche dépendant ainsi que d’un élargissement du droit au répit. Pour développer la silver économie, son programme prévoit la création d’un fonds d’investissement 100 % public en partenariat avec la Banque publique d’investissement, car, selon elle, « nous avons un vivier de jeunes ingénieurs innovations, chercheurs et entrepreneurs qu’il faut aider pour le bien de nos aînés ».

Cet article fait partie d’un dossier réalisé en partenariat avec l’Ocirp, Franceinfo et LCP.


#Aide à domicile : des métiers peu connus et reconnus

Aide à domicile : des métiers peu connus et reconnus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

80 % des postes créés d'ici 2030 seraient en contrat à durée indéterminée.

- © DGLimages

Le 1er février, le gouvernement a lancé une campagne d’information pour promouvoir les métiers de l’aide à domicile qui peinent à recruter. D’ici 2030, 300 000 emplois pourraient être créés.

 

« Aider les autres, c’est mon métier ». C’est le slogan de la campagne d’information lancée par le gouvernement le 1er février dernier pour promouvoir les métiers de l’aide à domicile auprès des personnes âgées. Objectif : revaloriser ce secteur très dynamique où pourtant les candidats ne se bousculent pas.

« Aujourd’hui, la France compte 15 millions de personnes âgées de plus de 60 ans. Elles seront 20 millions en 2030 et près de 25 millions en 2060 », dont 5 millions de plus de 85 ans, a rappelé dans un communiqué Pascale Boistard, la secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie. Ce boom démographique implique de mettre en place des « moyens adéquats » pour notamment permettre à ces personnes de continuer à vivre chez elles. Ainsi, les professionnels de l’aide à domicile ont un rôle important à jouer.

 

Des métiers porteurs d’avenir

Actuellement, environ 500 000 personnes travaillent dans les services d’aide et d’accompagnement à domicile, selon le ministère des Affaires sociales. A 98 % ce sont des femmes, âgées en moyenne de 45 ans, 62 % sont sans diplôme et 70 % travaillent à temps partiel. Les métiers sont divers : accompagnant éducatif et social, auxiliaire de vie, garde itinérante de jour et de nuit, etc.

D’ici 2030, 300 000 emplois devraient être créés, hors remplacement des départs à la retraite. Et 80 % des postes seraient en contrat à durée indéterminée. Ce sont de « vrais métiers, insuffisamment connus et reconnus », juge la secrétaire d’Etat.

Des métiers ouverts à tous

Pourtant, ces métiers sont « ouverts à toutes et tous », notamment aux personnes sans diplôme qui peuvent suivre des formations qualifiantes au cours de leur carrière. Pour simplifier l’offre de formation, le gouvernement a créé, en janvier 2016, un diplôme unique : le diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social (DEAES). Il couvre trois domaines : l’accompagnement de la vie à domicile ou en structure collective ainsi que l’aide à l’autonomie des enfants, adolescents et jeunes adultes en situation de handicap.

Par cette campagne, le gouvernement cherche à intéresser les jeunes en cours d’orientation ainsi que les personnes en reconversion professionnelle qui peuvent se renseigner auprès des Directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (www.drjscs.gouv.fr).

Des salaires à revaloriser

Reste toutefois la question des salaires. Selon la Fédération nationale du personnel des organismes sociaux (FNPOS-CGT), les aides à domicile gagnent en moyenne 700 à 800 euros par mois pour environ 20 heures de travail hebdomadaire. « Les temps partiels sont subis, les horaires sont découpés », explique à l’AFP Estelle Pin du FNPOS-CGT.

L’association AD-PA, qui représente les directeurs de maisons de retraite et de services à domicile, demande ainsi aux pouvoirs publics de revaloriser les tarifs. Selon elle, une heure à domicile revient à 24 euros mais n’est prise en charge qu’entre 18 et 21 euros.

Pour tenter d’améliorer la situation, le gouvernement a mis en place un fonds d’appui aux bonnes pratiques et d’aide à la restructuration des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), doté de 50 millions d’euros. Il s’adresse aux conseils départementaux, qui fixent les tarifs d’intervention à domicile.

Une soixantaine de conseils départementaux se sont engagés dans la démarche. Ils doivent respecter un guide de bonnes pratiques : garantie du libre choix de l’intervenant à domicile par les personnes âgées, application du « juste tarif » (prise en compte du coût de revient de l’intervention par la tarification départementale), amélioration des conditions de travail des professionnels.


#Rapport Bouillon : une feuille de route proposant des pistes pour dynamiser le tourisme des seniors

Christophe BOUILLON, député de Seine-Maritime et Vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, a remis le 25 janvier 2017 un rapport à Matthias FEKL, Martine PINVILLE et Pascale BOISTARD, respectivement Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire et Secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie.

Ce rapport, intitulé « 17 mesures qui visent à dynamiser le tourisme des seniors en France », fait le point sur les marchés investis par les seniors, leurs attentes et l’offre disponible en France.


Les seniors en vacances

Le tourisme : une priorité nationale pour le Gouvernement

Rapport BOUILLON du tourisme seniorsLe Premier ministre avait confié en juin 2016 au député une mission de diagnostic et de propositions, en appui à cette filière. « Le Gouvernement a fait du tourisme une priorité nationale et mis en place une stratégie ambitieuse pour accueillir cent millions de touristes chaque année d’ici à 2020, favoriser les départs en vacances de nos concitoyens et améliorer les retombées économiques de ce secteur », précise le communiqué de presse officiel.

Depuis, de nombreux chantiers ont été mis en œuvre pour simplifier la vie des entreprises, améliorer l’accueil des touristes et renforcer l’attractivité des destinations  françaises.

Concernant l’accueil des seniors, de récentes études prouvent que la France est moins bien organisée que ses voisins européens, alors même que les 65 ans et plus représentent 18,5% de la population totale de l’Union Européenne, soit environ 94 millions de personnes.

Lire aussi : Voyages : les seniors sont à l’honneur chez Air Austral

Rapport Bouillon : 17 mesures pour renforcer ce segment touristique

Les seniors en vacancesDans son rapport, Christophe BOUILLON fait le point sur les marchés investis par les seniors, leurs attentes et l’offre disponible en France. A partir de ce constat, il propose 17 mesures pour renforcer ce segment touristique.

Il recommande en priorité que tous les professionnels du tourisme prennent en compte les seniors dans leur stratégie d’accueil et de développement (amélioration de l’accueil, structuration d’une offre adaptée notamment en matière de transports, soutien à l’investissement en matière d’hébergements mais aussi promotion de cette offre).

Le rapport prévoit également des dispositifs concrets de formation à destination des professionnels du secteur pour mieux répondre aux demandes spécifiques des clients seniors. Enfin, le rapport plaide en faveur de la mise en place d’un système semblable d’aide au départ en vacances, à l’instar du système « Imserso ».

Lire aussi : Senior-vacances édite deux guides pour les seniors et les professionnels du tourisme

Le tourisme des seniors : un enjeu économique

Les seniors en vacancesLe rapport Bouillon souligne que le tourisme des seniors est un « vrai vecteur économique » que les professionnels du secteur ne prennent pas assez en compte dans leurs stratégies de développement et de marketing.

« Quel que soit son âge, le senior du 21e siècle se sent plus jeune que son âge réel » et est un « consommateur averti, qui dégage plus de temps pour les loisirs et les voyages que la population active ».

Il estime qu« il ne faut pas être en retard sur cet enjeu », surtout si la France veut maintenir son rang de première destination mondiale et atteindre d’ici 2020 son objectif de 100 millions de touristes étrangers.

Consulter notre dossier : Les seniors et les vacances, une longue histoire d’amour


#Personnes âgées : un secteur qui recrute

300000 emplois nouveaux à pourvoir d’ici 2030… Avec les effets conjoints du vieillissement de la population (la France comptera près de 20 millions de personnes âgées en 2030 contre 15 millions aujourd’hui) et des nombreux départs à la retraite de professionnels exerçant ce métier aujourd’hui, le secteur de l’aide à domicile pour les personnes âgées est un secteur d’avenir. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé lance une campagne visant à promouvoir et à valoriser les métiers de l’aide à domicile auprès des personnes âgées.
 

Un secteur d’avenir

Les métiers de l’aide à domicile sont des métiers de proximité et 80% des postes à pourvoir sont des CDI. 
Quels sont les recruteurs ? Les associations, les entreprises, les communes et les personnes âgées elles-mêmes sont les principaux employeurs d’aides à domicile.

Une diversité de métiers, au service des autres

L’aide à domicile recouvre une diversité de métiers. Ils ont tous comme points communs d’agir au plus près des personnes âgées, de rompre leur isolement et de recréer du lien social entre les générations. Par exemple, le professionnel peut accompagner la personne âgée dans ses sorties, l’aider à la réalisation des tâches de la vie courante, l’aider à l’entretien du logement, la réconforter par une présence quotidienne rassurante et bienveillante. Ce sont des métiers de contact et de relations humaines.

Un métier ouvert à toutes à tous

Aucun diplôme n’est exigé, mais la professionnalisation est en cours. Des formations qualifiantes existent. L’entrée dans la formation d’Accompagnant éducatif et social est soumise à deux épreuves, écrites et orales : une épreuve écrite composée d’un questionnaire de 10 questions sur l’actualité sociale et une épreuve orale qui permettra de mesurer les motivations des candidats. Ces épreuves sont organisées par les établissements de formation.
Plusieurs sources de financement sont possibles (Conseil régional, Pôle emploi, Fonds de Gestion des Congés Individuels de Formation (Fongécif) , Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA), Caisse nationale de solidarité pour l’Autonomie (CNSA)…). La formation dure de 9 à 24 mois et contient un socle commun et 3 spécialités.

Julien, aide à domicile
«  Actuellement, je m’occupe de deux personnes âgées. Le matin je suis aux côtés de Mario qui a 78 ans. Je l’aide à se lever, à faire sa toilette et je lui prépare son déjeuner. Je passe du temps avec lui avant d’aller m’occuper de Madeleine, une dame de 85 ans. Je l’accompagne faire ses courses et je l’aide à ranger ses affaires. Être auprès d’eux au quotidien et s’assurer de leur bien-être me rend fier d’exercer le métier d’aide à domicile.  »

En savoir plus :

PDFLire le dossier de presse Téléchargement (1.4 Mo)
Fiche métier : Accompagnant éducatif et social (AES)


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